Coucou à tous les mille pattes !!
DONC, CA Y EST !! J’ai enfin couru mon premier marathon à Avermes .
Que de temps passé à s’entraîner, c’est ma femme qui va enfin être contente de me voir rester à la maison les soirs.
J’ai bien failli être démoralisé après l’annulation du marathon de Lyon, depuis le temps que je vous en parlais….
Heureusement, par chance, j’ai découvert qu’il se courait un marathon à Avermes à coté de Moulins dans l’Allier. Il se trouve que je suis originaire de Moulins, quoi de mieux, que de courir son premier marathon dans son fief natal !
Je me suis remotivé, et ai repris un rythme régulier de 3 à 4 sorties par semaines en solo et avec vous mes chers amis mille pattes.
Le week-end tant attendu est arrivé plus vite que je ne l’aurais cru, et j’ai commencé à angoisser. ON Y EST !!!
Je me couche pas trop tard la veille : vers 23h30, je m’endors vers minuit et demi, je me réveille vers 4h00, je me rendors vers 4h30, et enfin je me lève à 6h00 (c’est vrai que j’ai tendance à stresser un peu avant les grands évènements…) EN PLEINE FORME !!!
J’avale mon gâteausport, discute avec ma femme qui me motive à fond, et prend enfin le chemin du départ de la course. Pendant que ma femme conduit, je me dis qu’il fait déjà chaud pour 7h00 du matin. Ca m’inquiète un peu.
A peine arrivé sur les lieux, je tombe sur un de mes vieux potes que je n’avais revu depuis quelques temps. Lui aussi, il est venu relevé le défi.
Il me met un peu la pression en m’expliquant qu’il a couru son premier marathon ici même, il y a 3 ans dans les mêmes conditions au niveau de la chaleur. Il y a plusieurs côtes et faux plats à franchir. Ce fut difficile, il avait mis 4h30.
Je me reconcentre vite, et je vais faire quelques tours d’échauffement avant d’aller rejoindre les coureurs pour la photo de groupe.
Je vais ensuite me placer sur la ligne de départ, je repense aux conseils de Maryan, Marc et Christian ; ne pas partir trop vite, garder une allure régulière.
BANG !! Le coup de feu du départ !
Je pars tranquille, je regarde la montre et surveille mon rythme cardiaque. Il faut que je reste aux environs de 160 pulsations, je sais que j’aurais une allure d’environ 12Km/H.
Je m’étais fixé un temps de 3h30 pour le marathon de Lyon, je me suis fixé le même objectif à Avermes malgré les difficultés ; après tout le challenge n’en sera que plus intéressant.
Au bout de quelques centaines de mètres, il ya déjà une première côte importante (ils nous ont gâtés). Pas de problème, je gère, je prends mon temps.
Je boucle mon premier kilo en 4mn 48, j’ai pris 12secondes d’avance sur l’objectif 3h30, j’ai intérêt de prendre un max d’avance car je me rends déjà compte que la chaleur va bientôt créer un problème. Heureusement, la veille je suis allé m’acheter un bandana que je prends soin d’asperger d’eau à chaque ravitaillement ou chaque point d’épongeage.
Les kilos s’enchaînent, ça monte, ça descend heureusement parfois, tout va bien mais je n’arrive pas à prendre beaucoup d’avance sur l’objectif fixé.
Je n’ose aller plus vite de peur de perdre des forces trop tôt.
Déjà 14 kms de parcouru, j’ai terminé le premier tour assez tranquillement. C’est un parcours comportant 3 boucles identiques de 14 kms.
Et on remet la fameuse première côte qui avait surgi rapidement après le départ.
Tout se passe bien, les kilos défilent, j’ai quand même de plus en plus chaud et un peu mal aux pieds.
Je passe le semi marathon, cool, plus que 21kms !!!!
Il fait vraiment très chaud, les pieds font de plus en plus mal, ça va encore.
Je suis au vingt-huitième kilo, je commence à serrer les dents maintenant, ça devient plus dur, j’attends avec impatience les points de ravitaillement. Je me concentre sur les coureurs devant moi et me fixe l’objectif de les rattraper un par un. Petit à petit, j’en dépasse plusieurs.
Je crois que le marathon vient enfin de commencer pour moi, c’est maintenant qu’il va falloir faire la différence. Je commence à comprendre la signification de l’expression du mur des 30.
Puis arrive le kilo 35 ou 36, je ne sais plus trop bien, j’ai même arrêté de regarder la montre. A vrai dire je regarde maintenant mes pieds et la route qui défile. C’est vraiment dur !!!
Je me force à courir.
J’aperçois soudain ma femme et mon fils Matthieu, je souris, j’ai la chaire de poule, je suis heureux de les voir. Je leur tape dans les mains au moment où je passe à côté d’eux, je reprends des forces, je m’accroche.
Je regarde toujours mes pieds en courant, mais je lève les yeux pour fixer le coureur qui est au loin devant moi, je m’accroche à lui. J’arrive même à reprendre un peu plus d’allure et à me rapprocher de lui.
Le kilo 40 survient, la petite côte ensuite et le ravitaillement en haut de celle-ci (qu’est-ce qu’elle est dure à grimper !), d’un seul coup l’enfer me tombe dessus.
J’ai vraiment mal aux jambes, je n’en peux plus, j’ai envie d’arrêter.
Il reste 2 petits kilos, l’arrivée est juste à côté, je m’accroche, je me force à faire avancer mes pieds, c’est de plus en plus dur.
Je repense à mon beau-père qui me blaguait la veille que le plus dur serait les 195 derniers mètres, MON DIEU qu’il avait raison !!
Je me rapproche de l’entrée du stade, j’y suis presque, IL FAUT TENIR !!!!!!!!
ENCORE quelques mètres, ça y est c’est la fin !!! Je suis arrivé !!! Je termine en 3h42 !!!!!
Ma femme et mon fils sont là bien sûr pour me soutenir (dans tous les sens du terme), je lis dans leur yeux la fierté, je suis tout simplement heureux !!!!
Mon marathon est pour eux !
J’ai mal aux jambes, elles sont raides, on dirait des bâtons ; je m’oblige à faire quelques étirements, puis je vais au ravitaillement reprendre des forces.
Ensuite direction la douche (TRRROOP BOOONN !!!!), j’enfile bien sûr le nouveau Tee-shirt des mille pattes, histoire d’exposer les couleurs de mon club (c’est vrai que ça attire bien les insectes), et je vais me faire masser les jambes (LE BONHEUR TOTAL !!!)
Et voilà, mon récit se termine, je n’ai pas atteint les 3h30, mais j’ai participé et ai tenu jusqu’au bout, c’est le plus important……
P.S. : je termine 37/128 partants, je compte maintenant faire le marathon d’Annecy l’année prochaine, qui veut m’accompagner ? Maryan ? Marc ? Christian ? Vincent ?
A suivre….
Philippe – néomarathonien
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