C’est parti d’un petit mail de Coach Vincent avec un lien qui proposait un rassemblement de coureurs, le soir, sans dossard, ni classement, ni chrono, avec les 1er qui ont pour obligation d’attendre les derniers et des dragibus pour ravito. Une course faites pour moi, à part les 30 km et 1000 D+ annoncés sous forme de 5000 marches. ça tombe une semaine après le mail et 3 semaines après le Bélier, ça se tente non?
Si.
Me voilà dc ds les embouteillages avec Vincent, en train de stressés par ce qu’on va être à la bourre. Enfin arrivés, Vincent est en terrain connu et retrouve plein de copains du TGV et moi je retrouve une fille rencontré lors d’un stage d’équitation américaine, qq mois plus tôt. Finalement le départ annoncé à 20h32 se fera vers 20h45, le temps que tout le monde profite de la première fournée de dragibus et écoute le briefing de la course.

Puis nous voilà parti pour une première boucle de 15 km. Dès le début les milmils tiennent leurs promesses, le peloton d’env 80 coureurs reste bien grouper et nous nous baladons de pelouses d’immeubles en parcs publics, de Gorge de Loup à Ste Foy an passant par le Point du Jour, avec une voiture qui ns retrouve à différents endroits pour faire le plein de dragibus et autre tagada qui piquent. Imaginez juste un instant la tête d’une personne accouder à sa fenêtre pour une dernière clope à 11h du soir et qui voit passer ds son jardin un troupeau de types habillés en fluo, avec des perruques et des frontales en train de courir ET de se marrer. Surréaliste.
Le groupe reste bien compact, le rythme est très cool, le dénivelé faible (pour l’instant …) l’ambiance très sympa, ça parle beaucoup (surtout de courses très accessibles comme la Sainté, Diagonale du Fou ou le TGV…), ça se baigne même ds les fontaines !
Le première boucle se finit avec un chrono d’anthologie : 2h30. Je crois que si on avait marché tout le temps on aurait été plus rapide. Ils nous avaient prévenu, on n’est pas là pour le chrono. Et c’est tant mieux.
Là, on se demande avec Vincent si on repart pour la deuxième boucle, vu qu’il est déjà 23h30. Rétrospectivement, je pense que Vincent a abusé de ma naïveté : il me dit qu’on va faire encore 1h/1h30. Je ne découvrirais plus tard qu’il s’agit en fait de notre heure estimée d’arrivée et pas du temps de course qui reste à faire…
Nous voilà dc repartis pour un deuxième tour, plus … « viril ». Rythme un peu plus soutenu et nouveau concept : dès qu’on voit des escaliers, on les prends. En descente, en montée. Etrangement, j’ai l’impression d’ avoir fait plus de montées mais je suppose que c’est normal. Nous traversons St Jean, supportés par tous les gens attablés en terrasse, de plus envinassés au fil des heures. On parle beaucoup moins course, plutôt boulot, pour ceux qui parlent encore. Petit conseil à la Cour des Voraces : imiter les plus expérimentés et ne pas suivre ds les escaliers, c’est une montée inutile qui se soldera par un demi-tour une fois arrivée en haut. On n’imagine pas le bruit de 80 coureurs en train de faire « chuuuut ». Traversée du Rhône et montée à la Croix-Rousse par le Jardin des Plantes. QQ montées et qq descentes plus tard, traboules, égouts à ciel ouvert et autres tunnels , nous voilà arrivés au gros caillou. Magnifique point de vue sur la ville et Fourvière. Là où sont garées nos voitures. De l’autre côté. Sur l’autre colline. Il va falloir encore redescendre et remonter avant de pouvoir souffler. Oui mais voilà. Ils n’en ont pas encore eu assez et décident de rajouter encore qq « petites marches ». Là on parle étrangement moins. Surtout moi. J’en ai plein les pattes.
Les derniers escaliers, pour remonter à Fourvière, je ne les connaissais même pas. Ils sont longs, mais longs ! Encore plus long quand on a déjà plus de 20 bornes ds les gambettes et qu’il est 1h30 du mat. J’ai envie de faire pipi, avaler une boîte entière de doliprane et dormir. Mais je suis vraiment contente d’être aller au bout. Je ne sais pas exactement la distance ni le dénivellé, on est parti plus de 5 h au total, la plus longue sortie que j’ai faite. Pas de stress, de la bonne humeur, des dragibus et des marches . Une formule très très sympa, que je retenterai avec plaisir l’année prochaine.
Et pour ceux qui ne me croiraient toujours pas …
http://milmils.over-blog.com/article-merci-a-tous-57419107.html
Une fois de plus, merci Vincent de m’avoir remorquer ds cette aventure …
NB. On ne peut pas s’étirer dans une C3. Prévoir un véhicule plus grand la prochaine fois.
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